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© R. Jan 2010
 que penser des élevages dans d'autres pays non-européens ou venant d'y adhérer ?
  
Vous aurez compris que je ne parle ici que de la production de lapins en France donc......
« La viande doit rester gaie, le plaisir de manger dégagé de toute inquiétude empathique, comme la publicité ne cesse de nous le rappeler par des images festives. Que personne ne s'avise de coller son oreille à la chair inerte, au risque d'y entendre le souffle rauque de la bête qui s'affale. La pitié pour l'opaque misère des animaux de rente s'estompe vite, dès lors que le spectacle de leur souffrance est caché, et leur exploitation justifiée par la force des arguments économiques. Du calvaire de l'animal, le consommateur ne sait rien et ne veut rien savoir : les lieux de mise à mort sont d'ailleurs distincts des lieux de vente, et celui qui tue n'est plus celui qui vend. En soustrayant à la perception la présence effective de la mort, c'est la possibilité même de l'alimentation carnée qui devient peu à peu impensable, parce qu'inimaginable, hors représentation. La séparation des tâches a contribué à consolider une scission entre l'animal et la viande, épargnant ainsi notre réflexion. Divers relais et médiations achèvent de lever l'interdit et d'abolir tout sentiment de culpabilité et de responsabilité. On ne peut déplorer les conditions de vie et de mort des animaux de boucherie et, en même temps, cautionner ces conditions par une consommation quotidienne de viande. Ceux qui s'en abstiennent pour des raisons éthiques font preuve de sens critique à l'égard d'un très fort suivisme social et manifestent ainsi une réelle volonté de voir émerger une réflexion sur ce qu'est véritablement la viande. »

Florence Burgat, « Folie des vaches, folie des hommes – L'oubli de l'animal »,
Le Monde diplomatique, mai 1996, p. 7.
Nos aliments

La viande de lapin

Dans de nombreuses grandes surfaces, nous voyons régulièrement des promotions sur la viande de lapin.

Vous l'aurez certainement remarqué, mais ces promotions ne concernent que la viande en provenance de pays étrangers.

Pourquoi ?      on pourrait en déduire que vu les protections existantes en Suisse, les commerçant privilégient toujours plus les élevages étrangers non soumis à des réglementations aussi strictes.

Le mieux serait de pouvoir ne plus en consommer mais......

......si vous ne pouvez pas vous en passer, privilégiez au moins les élevages Suisse !

Ce n'est que par ce moyen que nous ne serons pas complices des massacres perpétrés dans de nombreux pays.

Ne pas oublier que si nous avons autant de viande de lapin sur le marché c'est aussi en raison de l'utilisation de sa fourrure. Il est ainsi possible pour les éleveurs de "rentabiliser" l'animal au maximum et comme la place occupée par un individu n'est pas grande, les possibilités d'exploitation sont immenses.





Pour les chiffres, un tout petit exemple :

En Poitou-Charrentes (France)  220'000 lapins sont abattus chaque semaine - cette région ne représente que le 32% de la production de lapins en France !

Les méthodes d'étourdissement sont de plus en plus critiquées, car l'étude scientifique publiée à l’occasion du dernier congrès mondial de cuniculture établi un sérieux doute son l'efficacité.
  
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  • Pour la brochure éditée par cette même association








Et pour méditer sur notre position,
voici une réflexion de Florence Burgat, philosophe, directeur de recherche à l'INRA.




  
Préservons notre environnement